Couple allongé sur un drap blanc, un baiser posé sur le front, une main dans les cheveux

Positions pour stimuler le point G : 8 positions expliquées

Au début des années 2000, la chambre d'étudiante de mon amie Anna tenait en douze mètres carrés : un matelas posé à même le sol, une bouilloire, une odeur de café soluble. Ce samedi-là, sur la couette, traînait un magazine féminin acheté le matin au kiosque de la gare. En couverture, en lettres fuchsia : le point G, enfin localisé. Nous l'avons lu à voix haute, assises en tailleur, en riant un peu trop fort. Le schéma montrait une coupe de bassin, une flèche rouge et un mode d'emploi en cinq étapes — comme pour un meuble en kit. Anna a refermé le magazine en disant qu'elle avait dû sauter une étape. Moi, je n'ai rien dit. Je me suis surtout demandé ce qui clochait chez moi.

Plus de vingt ans plus tard, la flèche rouge n'a toujours pas trouvé de consensus. En 2010, une équipe londonienne (King's College) a interrogé 1 804 jumelles : un peu plus de la moitié disaient avoir un point G. En 2021, une revue de 31 études (plus de 5 000 femmes interrogées dans les seules enquêtes) a conclu que son existence (en tant que structure anatomique) restait non prouvée. Et pourtant, la sensation est décrite par une majorité de femmes. Ce guide part de ce paradoxe — huit positions décrites par l'angle qu'elles donnent et la zone qu'elles sollicitent, avec ce que la recherche soutient et ce qu'elle ne soutient pas.

Tasse de café posée sur un magazine ouvert, au milieu de draps blancs
Le point G est devenu un sujet de couverture bien avant de faire consensus dans les revues médicales.

Le point G existe-t-il ? Ce que la recherche dit, et ce qu'elle ne dit pas

Personne n'a démontré l'existence d'une structure anatomique distincte, identique d'une femme à l'autre, que l'on pourrait appeler « point G ». Mais une majorité de femmes décrivent une zone sensible sur la paroi antérieure du vagin — celle qui fait face au ventre. Ce qui est discuté, ce n'est pas le plaisir ressenti à cet endroit : c'est l'idée d'un organe précis qu'il suffirait de localiser.

L'histoire commence en 1950. Le médecin Ernst Gräfenberg décrit alors une zone érogène sur la paroi antérieure du vagin, le long du trajet de l'urètre. En 1981, une équipe (Addiego et ses collègues) associe à l'éjaculation féminine une zone sensible, palpable à travers cette paroi, et la baptise « Gräfenberg spot ». L'année suivante, le livre grand public de Ladas, Whipple et Perry popularise l'abréviation « G spot ». Le concept conquiert vite les médias — bien plus vite qu'il ne convainc les médecins.

L'une des études les plus connues vient du King's College de Londres. L'étude menée auprès de 1 804 jumelles de 22 à 83 ans, publiée en 2010 dans le Journal of Sexual Medicine, posait une question simple : avez-vous un point G ? 56 % ont répondu oui, et cette proportion baissait avec l'âge. En comparant vraies et fausses jumelles, les chercheurs n'ont trouvé aucune influence génétique détectable (plus de 89 % des écarts tenaient aux expériences individuelles et aux erreurs de mesure). Leur hypothèse — l'absence de base physique au point G — a fait grand bruit. Ils admettaient pourtant une autre lecture : les femmes ne détectent peut-être pas cette zone avec la même facilité.

Les anatomistes n'ont pas tranché davantage. En 2017, une équipe a disséqué les corps de treize femmes (âgées de 32 à 97 ans). Son constat (publié dans le Journal of Sexual Medicine) : à l'emplacement supposé du point G, il n'y a, à l'œil nu, rien d'autre que l'urètre et la paroi vaginale.

Enfin, la revue systématique « G-spot: Fact or Fiction? », publiée en 2021 dans Sexual Medicine, a rassemblé 31 études — enquêtes, examens cliniques, imagerie, histologie, dissections. Dans les enquêtes, 3 195 femmes sur 5 072 (62,9 %) disaient avoir un point G. Les études cliniques l'ont identifié chez 55,4 % des femmes examinées — et chez aucune dans deux d'entre elles. Là où on le trouvait, aucun accord ne se dégageait sur sa localisation, sa taille ou sa nature. Conclusion des auteurs : l'existence de cette structure reste non prouvée.

Ce que ces travaux ne disent pas, c'est que les femmes qui ressentent quelque chose à cet endroit se trompent. Une sensation n'a pas besoin d'un organe dédié pour exister. La revue relève d'ailleurs un détail parlant : les femmes plus diplômées déclarent plus souvent avoir un point G, ce que les auteurs rapprochent d'une plus grande exposition au concept. Ce que l'on a lu oriente ce que l'on cherche — et parfois ce que l'on croit devoir trouver.

Point G et clitoris : ce que montre l'intérieur du corps

Le clitoris ne s'arrête pas à ce que l'on voit. La page de QuestionsSexualité (Santé publique France) consacrée à la vulve rappelle qu'il se compose d'un gland — la partie visible, de la taille d'un petit pois chez certaines à celle d'un haricot blanc chez d'autres — mais aussi d'un corps et de racines. Il compte plus de 8 000 terminaisons nerveuses. Sa partie interne entoure le vagin et peut être stimulée par une pression sur le pubis ou par une pénétration (doigts, sexe ou jouet). Le même site indique que le point G semble correspondre à une zone du vagin derrière laquelle le clitoris et/ou les glandes de Skene peuvent être stimulés.

En 2010, une équipe a observé un rapport sexuel à l'échographie. Un seul couple volontaire — la femme en position gynécologique, son partenaire debout. Les images montrent le pénis qui distend le vagin et étire la racine du clitoris, alors en contact très étroit avec la paroi antérieure. Les auteurs en concluent que clitoris et vagin forment une unité anatomique et fonctionnelle, activée par la pénétration. De ces travaux est née l'expression « complexe clitoro-urétro-vaginal », qu'une partie des chercheurs préfère à « point G » : une zone où se rejoignent clitoris, urètre et paroi vaginale.

Une précision s'impose — une échographie sur un seul couple ne dit rien de la diversité des corps. Elle montre une possibilité, pas une règle. Mais elle éclaire une idée utile : ce que l'on appelle « point G » pourrait être, au moins en partie, une façon d'atteindre le clitoris par l'intérieur.

Où chercher, alors ? La plupart des descriptions s'accordent sur la paroi antérieure, sous l'urètre, côté ventre. Pour le reste (profondeur, étendue, forme), les études se contredisent. Les distances en centimètres qui circulent sur les schémas ne valent donc pas pour chaque corps. Retenez une direction : vers le pubis.

Draps blancs froissés, éclairés par une lumière douce
Une lumière douce et un moment sans enjeu : le cadre compte autant que la technique.

Pourquoi l'angle compte plus que le nom de la position

Une position n'est qu'une façon d'obtenir un angle. Pour la paroi antérieure, ce qui compte, c'est la direction de la pression : vers le ventre plutôt que vers le dos. Une même position peut la donner ou non — tout dépend de l'inclinaison de votre bassin, d'un coussin, du buste penché en avant ou en arrière. Notre guide moderne du Kamasutra pour les couples passe en revue les grands classiques ; ici, seuls comptent ceux qui orientent la pénétration vers cette paroi.

En juillet 2018, une enquête représentative a interrogé 3 017 Américaines (de 18 à 93 ans). L'étude qui en est tirée, publiée en 2021 dans PLOS ONE, nomme quatre techniques. L'« angling » — faire pivoter, lever ou abaisser le bassin pendant la pénétration pour changer l'endroit où le pénis ou le jouet frotte à l'intérieur du vagin — avait été utilisé par 87,5 % des femmes interrogées. Le « rocking » (rester en profondeur et onduler, pour que la base du pénis frotte le clitoris) par 76,4 %. Le « shallowing » (une pénétration juste après l'entrée du vagin) par 83,8 %. Et le « pairing » (stimuler le clitoris pendant la pénétration) par 69,7 %.

Cette étude ne porte ni sur le point G ni sur des positions précises. Elle dit quelque chose de plus utile : la plupart des femmes interrogées ajustent déjà l'angle, la profondeur et le rythme. Les huit positions qui suivent sont des points de départ pour ces réglages — pas des recettes. Aucune des études citées ici ne les classe entre elles — le tableau ci-dessous repose sur la seule direction de la pénétration.

PositionOù va la pressionQui règle l'angleProfondeurÀ surveiller
1. Andromaque penchée en arrièreparoi antérieurevousmoyennepoignets
2. Andromaque inverséeparoi antérieure, franchementvousréglablepénis plié à contresens
3. Andromaque accroupiepremiers centimètresvousfaiblecuisses
4. Missionnaire, coussin sous le bassinparoi antérieurepartenaire (et coussin)moyennehauteur du coussin
5. Jambes relevéesparoi antérieure et fondpartenaireprofondecol de l'utérus
6. Bord du litparoi antérieurepartenairemoyenne à profondehauteur du lit
7. Levrette, poitrine basseparoi antérieurepartenaireprofonderythme
8. À plat ventreparoi antérieure et clitorispartenairefaible à moyennefermeté du coussin
Couple allongé tête contre tête sur un plaid jaune, qui se sourit
Chercher l'angle à deux se fait mieux dans la complicité que dans la performance.

Avant les positions : repérer la zone avec les doigts

Les doigts sont plus précis qu'un pénis ou qu'un jouet : ils sentent, ils ajustent, ils s'arrêtent net. Commencer seule — si vous en avez envie — évite de transformer le premier essai en chasse au trésor sous le regard de quelqu'un. La pratique n'a rien de marginal — d'après les premiers résultats de l'enquête Contexte des sexualités en France 2023 (Inserm-ANRS-MIE), 72,9 % des femmes (de 18 à 69 ans) déclarent s'être déjà masturbées, contre 42,4 % en 1992.

  1. Commencez par l'excitation. Sans excitation préalable, un toucher interne peut être désagréable — et une lubrification insuffisante figure parmi les causes de douleur recensées par Santé publique France. Gardez un lubrifiant à portée de main.
  2. Installez-vous sur le dos, genoux pliés. Insérez un ou deux doigts, la pulpe tournée vers le ventre (pas vers le dos).
  3. Recourbez les doigts. Le geste ressemble à celui qui invite quelqu'un à approcher. Appuyez vers le pubis — doucement, puis plus franchement.
  4. Jouez sur la pression, pas sur la vitesse. Appui lent et ferme, petits cercles, va-et-vient du bout des doigts : essayez chacun une minute avant de conclure.
  5. Ajoutez la main libre à l'extérieur. Posée sur le pubis ou le clitoris, elle rejoint la pression interne — la partie interne du clitoris répond, elle aussi, à une pression sur le pubis.

Si une envie d'uriner apparaît, l'anatomie l'explique : la zone visée se trouve juste sous l'urètre (dans les dissections de 2017, c'était la seule structure présente sous la paroi à cet endroit). Videz votre vessie avant de commencer, en sachant qu'elle peut se remplir de nouveau pendant l'excitation : une étude de 2015 sur le squirting l'a observé à l'échographie. Il arrive aussi qu'un liquide s'écoule : QuestionsSexualité mentionne les glandes de Skene, qui peuvent relâcher un liquide transparent lors d'un plaisir intense. Une serviette pliée sous les hanches règle la question des draps.

Main de femme posée sur un drap de satin rose
Les doigts d'abord, pour sentir la direction qui vous convient.

Positions 1 à 3 pour le point G : quand vous menez l'angle

Au-dessus, vous réglez l'inclinaison, la profondeur et le rythme en temps réel. C'est l'« angling » de l'étude PLOS ONE (faire pivoter ou basculer le bassin), sans avoir à le demander. Dans les trois cas, votre partenaire est allongé sur le dos.

1. L'Andromaque penchée en arrière

Comment faire : à genoux, à califourchon sur votre partenaire, face à lui. Une fois la pénétration installée, basculez le buste vers l'arrière et prenez appui sur vos mains (sur ses cuisses ou sur le matelas derrière vous).

La zone sollicitée : en penchant le buste en arrière, vous orientez le pénis vers la paroi antérieure ; plus vous basculez, plus la pression y est franche. Des mouvements du bassin d'avant en arrière — plutôt que de haut en bas — gardent le contact avec la zone.

Les limites : les poignets et les cuisses travaillent. La posture modifie aussi l'angle naturel du pénis : si votre partenaire signale une gêne, redressez-vous de quelques degrés. Commencez presque droite et reculez progressivement.

2. L'Andromaque inversée, penchée en avant

Comment faire : même départ, mais dos à votre partenaire — face à ses pieds. Une fois installée, penchez-vous vers l'avant, les mains sur ses tibias ou sur le lit.

La zone sollicitée : la pression part franchement vers la paroi antérieure. Sur le papier, c'est l'une des plus directes des huit — et vous gardez la main sur la profondeur.

Les limites : la posture plie le pénis à contresens de son érection. Descendez lentement, jamais d'un coup, et restez attentive aux réactions de votre partenaire.

3. L'Andromaque accroupie

Comment faire : au lieu d'être à genoux, vous êtes accroupie sur vos pieds, face à votre partenaire, les mains sur son torse ou sur la tête de lit.

La zone sollicitée : cette posture donne un contrôle très fin de la profondeur. Elle se prête au « shallowing » — de petits mouvements juste après l'entrée du vagin, là où les premiers centimètres de la paroi antérieure sont les plus faciles à atteindre.

Les limites : les cuisses fatiguent vite. Alternez avec la version à genoux — la position 1.

Positions 4 à 6 : allongée, le bassin surélevé

Allongée sur le dos, vous déléguez une partie du mouvement — pas forcément l'angle. Un coussin sous les fesses (ou des jambes relevées) suffit à basculer le bassin et à orienter la pénétration vers le ventre.

4. Le missionnaire avec un coussin sous le bassin

Comment faire : sur le dos, un coussin ferme (ou un oreiller plié en deux) sous les fesses. Votre partenaire est au-dessus de vous, en appui sur les avant-bras.

La zone sollicitée : le coussin bascule le bassin vers le haut, et la pénétration se rapproche de la paroi antérieure. Demandez à votre partenaire de remonter légèrement le long de votre corps et de faire des mouvements plus courts, en appuyant vers le haut, sans chercher la profondeur.

Les limites : presque aucune. Vos mains restent libres, ce qui en fait la position la plus simple pour stimuler votre clitoris en même temps. Si votre dos proteste, notre guide des positions confortables pour couples avec douleurs de dos ou mobilité réduite propose d'autres appuis.

5. Les jambes relevées

Comment faire : toujours sur le dos, vous remontez les genoux vers la poitrine, ou vous posez les chevilles sur les épaules de votre partenaire, à genoux devant vous.

La zone sollicitée : le bassin bascule davantage : la pénétration devient plus profonde — et la pression vers la paroi antérieure plus nette.

Les limites : c'est aussi la position où le pénis atteint le plus facilement le fond du vagin et le col de l'utérus. Certaines aiment cette sensation — d'autres la trouvent douloureuse.

6. Le bord du lit

Comment faire : allongée sur le dos, les fesses au bord du lit, les pieds sur le rebord ou sur les épaules de votre partenaire, qui se tient debout (ou à genoux sur un coussin si le lit est bas).

La zone sollicitée : c'est, à peu de chose près, la configuration de l'échographie de 2010 — la femme en position gynécologique, son partenaire debout. Les images y montraient la racine du clitoris étirée et la paroi antérieure au contact du pénis. Une échographie ne mesure pas le plaisir, mais elle montre la zone bien sollicitée — pour ce couple-là.

Les limites : tout dépend de la hauteur. Si le bassin de votre partenaire est trop haut ou trop bas par rapport au vôtre, l'angle se perd — un coussin sous vos fesses corrige l'écart.

Oreiller blanc posé sur un lit défait aux draps froissés
Un oreiller ferme plié en deux suffit souvent à basculer le bassin.

Positions 7 et 8 : par derrière, la paroi antérieure en ligne de mire

La pénétration par derrière oriente le pénis vers la face ventrale du vagin, c'est-à-dire vers la paroi antérieure.

7. La levrette, poitrine basse

Comment faire : à quatre pattes, puis la poitrine descendue sur vos avant-bras ou sur un coussin, les hanches restant hautes. Votre partenaire est à genoux derrière vous.

La zone sollicitée : en abaissant le buste, vous cambrez le bas du dos et orientez la pénétration encore plus vers la paroi antérieure ; en vous redressant sur les mains, vous l'en éloignez. Vous gardez donc un réglage — même sans mener le mouvement.

Les limites : la profondeur peut surprendre. Votre cambrure et votre propre mouvement vers l'arrière la dosent mieux que n'importe quelle consigne. Une main — la vôtre ou celle de votre partenaire — peut rejoindre le clitoris.

8. À plat ventre, le coussin sous le bassin

Comment faire : allongée sur le ventre, un coussin sous le pubis, les jambes serrées ou légèrement écartées. Votre partenaire s'allonge sur vous, en appui sur ses avant-bras.

La zone sollicitée : la pénétration est moins profonde qu'en levrette mais reste orientée vers la paroi antérieure. Et le coussin fait un travail discret : à chaque mouvement, votre pubis et votre clitoris frottent contre lui. Jambes serrées, la pression augmente et la profondeur diminue.

Les limites : peu de marge pour les mains. Si la position pèse trop, la cuillère (couchés sur le côté, votre partenaire derrière vous) garde une pénétration par l'arrière, avec moins d'intensité.

Stimuler le clitoris pendant la pénétration : pourquoi c'est souvent décisif

Viser la paroi antérieure n'oblige pas à oublier le clitoris — au contraire. Dans une enquête de l'université de l'Indiana menée auprès de plus de 1 000 femmes (de 18 à 94 ans) et rendue publique en 2017, 18 % seulement déclaraient que la pénétration seule suffisait à leur orgasme. Près de 75 % indiquaient que la stimulation du clitoris était nécessaire pendant la pénétration, ou qu'elle rendait l'orgasme meilleur.

L'étude PLOS ONE de 2021 appelle cette combinaison le « pairing » : 69,7 % des femmes interrogées l'avaient déjà pratiqué — seules ou avec leur partenaire. Et si l'on suit l'hypothèse du complexe clitoro-urétro-vaginal, stimuler le clitoris à l'extérieur et la paroi antérieure à l'intérieur revient à solliciter un même ensemble par deux côtés.

Certaines positions s'y prêtent mieux : le missionnaire avec coussin laisse vos deux mains libres, l'Andromaque penchée en arrière libère celles de votre partenaire, en levrette une main passe sous le bassin, et à plat ventre le coussin s'en charge. Le lubrifiant, lui, n'a rien d'un aveu de faiblesse — les positions profondes ou très inclinées accentuent les frottements. Pour l'anatomie et les chemins vers l'orgasme, voyez notre guide du plaisir féminin et de l'orgasme.

Couple allongé sur des draps blancs, qui rit, visage contre visage
De courtes indications d'angle et de rythme simplifient l'exploration à deux.

Si la stimulation du point G ne donne rien — ou fait mal

Ne rien sentir de spécial sur la paroi antérieure est une réponse, pas un échec. Dans l'étude des jumelles du King's College (1 804 participantes), 44 % ne déclaraient pas de point G ; la revue de 2021 cite deux études où il n'a été identifié chez aucune femme (83 au total). Votre plaisir peut passer ailleurs — le clitoris externe, l'entrée du vagin, la pression globale, le rythme.

La douleur, elle, mérite toujours qu'on s'y arrête. QuestionsSexualité définit la dyspareunie comme toute douleur aiguë ou chronique liée à une pénétration ou à une tentative de pénétration — superficielle (vulve, vagin) ou profonde (col de l'utérus, ventre). Parmi les causes citées : lubrification insuffisante, mycose, infection sexuellement transmissible, sécheresse vaginale, endométriose, cicatrice d'épisiotomie, kyste ou fibrome, mais aussi difficultés relationnelles, manque de désir, traumatisme ou anxiété.

Couple assis dans un fauteuil près d'une fenêtre, main dans la main, qui discute calmement
Parler de ce qui plaît et de ce qui gêne, en dehors du lit.

Cinq idées reçues sur le point G

« Un vrai orgasme passe par le point G. » Non. Aucune structure n'a été démontrée à cet endroit, et seules 18 % des femmes interrogées par l'université de l'Indiana disaient que la pénétration seule leur suffisait : l'orgasme vaginal n'a rien d'un étalon.

« Le point G se trouve tout au fond du vagin. » Non plus. Dès 1981, il était décrit comme palpable à travers la paroi antérieure — donc accessible aux doigts.

« Si je ne le trouve pas, c'est que je m'y prends mal. » La recherche ne s'accorde ni sur sa localisation, ni sur sa taille, ni même sur son existence en tant que structure. Vous ne ratez pas une étape du mode d'emploi : il n'y en a pas.

« Le squirting prouve qu'on a touché le point G. » Une étude de 2015 (sept femmes, échographie de la vessie à l'appui) conclut que ce liquide est essentiellement de l'urine émise involontairement, avec souvent une petite part de sécrétions dites prostatiques. Ce liquide ne prouve rien — et son absence non plus.

« Plus c'est profond et fort, mieux c'est. » Le « shallowing » — une pénétration juste après l'entrée du vagin — faisait partie des techniques de 83,8 % des femmes dans l'étude PLOS ONE. La profondeur n'est qu'un réglage parmi d'autres, et la force (en levrette notamment) a un coût documenté.

Questions fréquentes

Le point G existe-t-il vraiment ?

Une majorité de femmes décrivent une zone sensible sur la paroi antérieure du vagin : 62,9 % dans les enquêtes rassemblées par la revue systématique de 2021 (3 195 femmes sur 5 072). Mais aucune structure anatomique distincte n'a été démontrée, et les études ne s'accordent ni sur sa localisation ni sur sa nature. La sensation est réelle pour beaucoup ; l'organe, lui, reste non prouvé.

Où se trouve le point G exactement ?

Les descriptions le placent sur la paroi antérieure du vagin, celle qui fait face au ventre, sous l'urètre et à portée de doigts. Sa profondeur et son étendue varient selon les études et selon les femmes. Cherchez donc une direction — vers le pubis — sans compter les centimètres.

Quelle est la meilleure position pour stimuler le point G ?

Aucune des études citées ici ne classe les positions pour cette zone. Celles qui orientent la pénétration vers le ventre sont les plus logiques : Andromaque penchée en arrière ou inversée, missionnaire avec un coussin sous le bassin, levrette poitrine basse, à plat ventre.

Est-ce normal d'avoir envie d'uriner quand on stimule cette zone ?

La sensation est cohérente avec l'anatomie : la zone se trouve juste sous l'urètre. Videz votre vessie avant, et gardez une serviette à portée de main. Si des envies pressantes ou des brûlures persistent en dehors des rapports, parlez-en à un médecin.

Peut-on stimuler le point G seule ?

Oui, et c'est souvent le plus simple : doigts recourbés vers le pubis, main libre sur le clitoris, ou jouet courbé. Commencez une fois bien excitée, avec du lubrifiant.

Le point G et le clitoris, est-ce la même chose ?

Pas exactement, mais ils sont liés. La partie interne du clitoris entoure le vagin, et une échographie réalisée en 2010 a montré sa racine en contact étroit avec la paroi antérieure pendant la pénétration. D'où l'idée, défendue par une partie des chercheurs, d'un complexe clitoro-urétro-vaginal.

Que faire si une position fait mal ?

Arrêtez, changez d'angle ou réduisez la profondeur, et ajoutez du lubrifiant si besoin. Si la douleur revient régulièrement, consultez : médecin généraliste, gynécologue, sage-femme ou sexologue peuvent en chercher la cause.

Sources